Directives pratiques aux arbitres
IFAB · 2026/27Placement, communication et travail collectif complétant les Lois.
Sur cette page
Esprit du jeu et placementCoordination des reprisesButs, fautes et confrontationSifflet et communicationAvantage, retenues et blessuresExemples de hors-jeuEsprit du jeu et placement
Les arbitres emploient leur bon sens dans le cadre des Lois. Aux niveaux inférieurs, un match sûr peut continuer avec l’accord des équipes malgré des drapeaux absents, de petites erreurs de marquage ou des buts non blancs ; les défauts doivent être signalés. La sécurité reste essentielle.
- L’arbitre utilise une diagonale large, garde le jeu entre lui et son assistant principal, reste suffisamment proche sans gêner et surveille les incidents sans ballon.
- Les assistants s’alignent avec l’avant-dernier défenseur ou le ballon si celui-ci est plus près du but, restent face au terrain et utilisent des pas latéraux sur courte distance.
- Les additionnels restent normalement derrière la ligne de but et n’entrent sur le terrain qu’exceptionnellement.
Coordination des reprises
- Au corner, l’assistant se place derrière le drapeau sur la ligne de but et vérifie le placement du ballon sans gêner le tireur.
- Au coup franc, il surveille la ligne de hors-jeu et se prépare à suivre un tir vers la ligne de but.
- Au coup de pied de but, il vérifie le placement avant de rejoindre la ligne de hors-jeu ; un additionnel peut effectuer ce contrôle à sa place.
- Lorsque le gardien libère le ballon, l’assistant vérifie l’usage des mains au bord de la surface puis reprend sa position sur la ligne de hors-jeu.
- Au penalty, l’assistant se place normalement à l’intersection de la ligne de but et de la surface de réparation ; si la technologie couvre l’empiètement et les buts, une position sur la touche à hauteur du point est recommandée.
- Aux tirs au but, un assistant couvre l’intersection de la ligne et de la surface de but, tandis que l’autre surveille le rond central ; la présence d’arbitres additionnels modifie cette répartition.
- Les assistants aident à faire respecter la distance ou à gérer les changements si nécessaire, et l’arbitre attend leur retour en position avant de reprendre.
Buts, fautes et confrontation
Pour un but clair, l’arbitre et l’assistant établissent un contact visuel, puis l’assistant court 25–30 mètres vers la médiane. Si le but est peu évident, il lève d’abord son drapeau. Lors d’une confrontation collective, l’assistant le plus proche peut aider sur le terrain, l’autre observe et prend des notes, et le quatrième surveille les surfaces techniques.
- L’assistant signale les fautes proches ou non vues après avoir pris en compte la vision de l’arbitre et un éventuel avantage.
- Pour une faute défensive non vue dans la surface, il lève le drapeau, utilise le bip et se déplace vers le coin ; un mouvement clair vers la médiane indique une faute à l’extérieur.
- Il maintient son drapeau de hors-jeu jusqu’à ce que l’arbitre l’ait reconnu ou que les défenseurs contrôlent clairement le ballon.
Sifflet et communication
Le sifflet est utilisé pour les engagements, les arrêts sur coup franc ou penalty, la suspension ou l’arrêt définitif, les fins de période, les coups francs avec distance gérée, les penalties et les reprises après cartons, blessures ou changements. La plupart des reprises ordinaires et des sorties évidentes n’en nécessitent pas. Un sifflet erroné qui arrête le jeu entraîne une balle à terre.
- L’arbitre indique clairement aux joueurs quand ils doivent attendre le sifflet.
- Les arbitres conviennent de gestes discrets et des communications avant le match ; l’assistant garde son drapeau visible et effectue des gestes contrôlés face au terrain.
- Un signal d’exclusion non vu peut encore donner lieu à une sanction après la reprise, mais pas à un coup franc ou un penalty rétroactif.
Avantage, retenues et blessures
Pour appliquer l’avantage, l’arbitre pèse la gravité, le lieu, les perspectives immédiates et l’ambiance du match. Une faute d’exclusion exige normalement un arrêt, sauf occasion claire. Il intervient tôt contre les retenues avant une reprise : rappel à l’ordre, puis avertissement si elles persistent ; après la mise en jeu, elles peuvent exiger un coup franc direct ou un penalty et un avertissement.
- Les arbitres aident les soignants, surtout pour une blessure grave ou un examen de la tête.
- Après des soins rapides pour une blessure causée par une faute physique adverse sanctionnée d’un avertissement ou d’une exclusion, le blessé peut rester. Le repère général est de ne pas dépasser 20–25 secondes après que tous sont prêts, sauf blessure grave ou à la tête ; tout le temps perdu doit être compensé.
Exemples de hors-jeu
La position seule ne suffit pas. Toucher le ballon, le disputer à un adversaire ou masquer clairement la vue du gardien peut constituer une infraction. Le joueur peut être sanctionné avant de toucher si aucun coéquipier en position licite ne peut jouer le ballon. Les rebonds, déviations et sauvetages ne suppriment pas la position initiale ; une nouvelle passe d’un coéquipier exige une nouvelle appréciation.
Sources et méthode ↗
